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LA MASTERCLASS AVEC REZA

LA MASTERCLASS AVEC REZA

Un tête à tête prolongé avec un artiste de renom !

Durée totale : 6 demi-journées

Photo-reporter de renom, Reza met en lumière le chaos et l’enfer des guerres, la détresse des êtres humains qui la subissent, mais sa volonté va plus loin que le simple constat du drame. Il guette les traces de vie, les soubresauts de courage et d’énergie qui animent ces êtres. Son travail est empreint d’humanité. Si cette valeur est propre à chacun, la technique qui permet de l’approcher peut, elle, être enseignée. Reza vous invite à décortiquer la philosophie du reportage humaniste en approfondissant les techniques fondamentales de la photographie mais également en vous accompagnant dans la construction de votre processus créatif. Ces 4 jours de Masterclass permettront d’explorer 4 enjeux principaux :
- L’ APPROCHE TECHNIQUE ET PHILOSOPHIQUE DU REPORTAGE
- LA LECTURE DE PORTFOLIO ET DES ANALYSES DE GROUPES
- LA PRISE DE VUE SUR UN THÈME DÉFINI AU PRÉALABLE PAR REZA
- L’ EDITING ET LE STORYTELLING

INFORMATIONS PRATIQUES
- 6 demi-journées du jeudi 18 au dimanche 21 octobre
Jeudi 18/10 : 14H - 18H
Vendredi 19/10 : 9H - 13H
Samedi 20/10 : journée libre
Dimanche 22/10 : 9H - 12H30 puis 14H - 18H
- Inscriptions à partir du 2 juillet : 300 euros
- 12 personnes maximum
- pour amateurs éclairés fancophones

© REZA / Webistan © REZA / Webistan I Résistant I Afghanistan, Vallée du Panjshir I 1985  I Le commandant Massoud, chef de la résistance afghane contre les Russes jusqu'en 1989 puis contre les Taliban jusqu'en 2001.  C'est d'abord une rencontre, un face-à-face en 1985, puis une reconnaissance dans le regard, une première partie d'échecs dans la vallée du Panjshir. C'est une main qui se serre, une accolade, un premier échange, une première discussion et une promesse de se retrouver. Ce sont dix sept années d'attaques essuyées, toujours déjouées, de discussions à tout rompre, de joutes verbales poétiques jusqu'à l'aube et d'observation. C'est une entrée dans la ville libérée de Kaboul. C'est une visite dans l'unique enclave qui ne fut jamais sous le joug des Taliban. C'est le souvenir de ces rêves éveillés de paix, une envie de liberté, un devoir de résister. C'est le vide de sa disparition. C'est tout simplement une promesse à un ami. © REZA / Webistan I Renaissance I  Burundi I 1994 I Les premiers affrontements violents entre Hutus et Tutsis ont eu lieu. On dénombre déjà cent mille morts et autant de réfugiés qui ont fui vers les pays voisins. J’arrive sur ce bout de terre consenti par le gouvernement burundais à ceux qui ont tout perdu. Ce n’est que désespoir. Je décèle dans les regards la peur, l’horreur, la haine, la résignation ou l’instinct de survie. C’est ce que je m’efforce de montrer. Je ne me résous jamais à photographier que le simple constat du drame. Je suis aux aguets de toute trace de vie. J’entends résonner les marteaux. Des réfugiés tissent une « toile » de poutres en bois, structure qui sera recouverte d’une tente. Malgré les massacres dont ils ont été témoins et parfois victimes, ces hommes, dans leur exil, mettent une belle énergie à construire l’une de ces villes précaires que sont les camps de réfugiés. L’ONG Médecins Sans Frontières organise ce camp.  Me vient à l’esprit le déroulé de ces trente ans de reportages dans des coins du monde si reculés, si dangereux, que même les militaires n’osent s’y aventurer. J’ai toujours rencontré ces femmes et ces hommes dévoués, qui acceptent tous les risques pour venir en aide à des civils affamés, malades, blessés dans l’âme ou dans le corps. Ceux que l’on appelle les « humanitaires » sont prêts aux plus grands sacrifices pour montrer le meilleur de l’homme. © REZA / Webistan I Enfance à Tora Bora Afghanistan I Zones tribales I 2004 I Petite fille afghane, près de Tora Bora dans la zone tribale pashtoune, près de la frontière pakistanaise. « Et toi, elle est où ta maison ? Elle est là-haut, tout près du village. Je cours toute la journée. Je joue avec la terre. Je parle aux fleurs et je me cache derrière les arbres. Quand je vois un étranger, je cours vite, vite jusqu’à ma maison.  Et toi, elle est où ta maison ? Tu sais, un jour, je les ai vus de loin. Ils étaient comme les doigts de ma main. Ils marchaient tout doucement, comme s’ils voulaient se cacher. Mais moi, je les ai regardés longtemps. Ils étaient bizarrement habillés. Ça devait peser lourd, surtout avec leur casque sur la tête. Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est leur fusil. Chacun en tenait un dans ses mains, et ils regardaient tous comme s’ils avaient peur, comme s’ils cherchaient quelque chose. Tu sais, je suis courageuse parce que je suis restée à les regarder. Je les ai même entendus parler ; mais je n’ai rien compris à leur langue. Les hommes de mon village sont venus, même le chef. Les soldats sont rentrés chez tout le monde, ils ont regardé partout. Tout le monde était en colère. Je n’ai pas compris pourquoi ; personne n’a compris pourquoi ils étaient venus et ce qu’ils faisaient chez nous. Dis, peut-être que tu sais toi… Et eux, elle est où leur maison ? »

HORAIRES /// SÉANCES

Séance 1 [Réf. J451-1]

Date : jeudi 18 octobre 2018 à 13:00 / Durée : 01h00
Lieu : 88 bis rue de la république 73200 Albertville / Salle : 88 BIS

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