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" Le Grand Bivouac - Aujourd'hui, les films documentaires sont nos gares de départ, nos quais d'embarquement, nos pistes d'envol !"


Trois questions à Guy Chaumereuil, Président du Grand Bivouac

Malgré la COVID, vous annoncez, à travers votre sélection internationale de films-documentaires, un véritable « tour du monde ». Est-ce bien la réalité...et bien raisonnable ?

La réalité, c’est peu dire : cette édition 2020 est sans doute l’une des plus diverses de l’histoire du Grand Bivouac ! J’ai fait les comptes : ce sont plus de trente pays qui sont à l’affiche, sur l’ensemble des continents, l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie tout particulièrement. Raisonnable, bien sûr ! C’est même indispensable, à l’heure de ce qu’il faut bien appeler un confinement mondial. Grâce aux réalisateurs,  les films-documentaires sont nos gares de départ, nos quais d’embarquement, nos pistes d’envol.


Vous promettez également plusieurs avant-premières. Lesquelles ?

Elles sont plus d’une dizaine mais pour n’en citer que quelques-unes : « Pierre Rabhi les pieds dans le sable » de Jade Mietton, « Quand les agneaux deviennent des lions » de Jon Kasbe, « Quand les tomates écoutent Wagner » de Marianna Economou, « Une fois que tu sais » d’Emmanuel Cappelin...et le superbe « 143, rue du désert » d’Hassen Ferhani. Sans compter les douze premières œuvres de la sélection « Premiers regards ».


« Festival du film-documentaire et du livre », dites-vous. Vous abandonnez la référence au voyage qui était pourtant la vôtre pendant de longues années ?

Il y a deux façons de voyager, toutes deux respectables bien sûr. S’intéresser d’abord à sa propre aventure, vouloir la raconter, la partager. Ou au contraire s’effacer le plus possible en portant surtout son attention sur les autres, en s’efforçant de mettre le spectateur, le lecteur directement en contact avec le monde. C’est ce que font le plus souvent les réalisateurs et les écrivains. C’est cette seconde démarche que nous suivons aujourd’hui. Mais l’esprit du voyage est notre moteur, dans tous les cas.


Publié le mercredi 7 octobre 2020