Thème et Affiche 2019



Thème 2019 : Les mille et un voyages du Vivant

18ème Édition - Du 17 au 20 octobre 2019

 Les mille et un voyages du Vivant

Se battre pour sa préservation, c’est d’abord le célébrer, en rappeler la diversité, la richesse et la force. Et son aptitude au mouvement. L’humain, le végétal, l’animal. L’eau, la terre, le ciel et le feu. Le Grand Bivouac 2019 parcourt avec gourmandise et détermination tous les chemins du vivant. 

Fidèle à son projet éditorial et à sa démarche initiale – accompagner le public le plus large possible dans une meilleure compréhension du monde contemporain à travers les témoignages, expériences et analyses de grands voyageurs de tous horizons (*) - le Grand Bivouac proposera en 2019 de parcourir les chemins du vivant.  

Migrations, mutations, écosystèmes préservés ou menacés, nature et culture voyageuses, philosophie de l’itinérance, destins libres ou empêchés, vagabondages des langues et des idées : avec, au programme, une sélection internationale de 40 films-documentaires, 60 invités – Axel Kahn, Gilles Clément, Stéphanie Bodet, François Sarano, Olivier Weber, Arnaud Guérin, Marianne Chaud... - un Salon du Livre et ses rendez-vous littéraires, des conférences-débats et des grands entretiens, la 18ème édition du Festival d’Albertville – plus de 34.000 entrées en 2018 - s’attachera, du 17 au 20 octobre prochains, à explorer tous les mouvements du vivant. 


Ligne éditoriale du Festival

Chaque année, le Grand Bivouac réuni public, réalisateurs et grands voyageurs de tous horizons ( journalistes, écrivains, scientifiques, artistes, explorateurs ) autour d'une quarantaine de films documentaires, pour prendre le temps d'interroger et de comprendre, dans une approche transversale et multidisciplinaire, les problématiques sociétales contemporaines.

Le genre documentaire est vivant, riche de ses formes d'écriture. Nous sommes ouverts à tous les récits d'ici ou d'ailleurs, l'histoire d'un individu ou de plusieurs, pourvu qu'ils nous bousculent, nous interrogent et nous invitent à essayer de comprendre le monde dans lequel nous vivons.


Affiche 2019 : L'histoire de Jaya, Anisha et Kashi

GB 19 - Visuel Affiche -Copyright - zeppelin

Jaya, Anisha et Kashi vivent à Dhaka, capitale du Bangladesh. De confession hindoue dans un pays principalement musulman, elles résident dans le quartier de Shakari Bazar. Elles découvrent pour la première fois la mer et se baignent dans les eaux limoneuses du delta du Gange, le fameux golfe du Bengale.

Amies d’enfance, elles ont longtemps vécu des années difficiles, leurs époux travaillaient pour moins d’un euro par jour. En s’associant, elles ont créé une petite échoppe qui vend des tissus et des saris pour les mariages. Elles ont économisé pendant plus de 5 ans pour s’offrir un moment de répit avec leurs familles pour fêter Durga Puja, grande fête hindoue.

Cox’s Bazar s’enorgueillit d’avoir la plus longue plage du monde. Un argument qui va droit au cœur des promoteurs immobiliers qui rêvent de construire une station balnéaire digne de Phuket. De gigantesques hôtels en béton ont poussé contre la plage qui grignote déjà les terre-pleins. Les touristes sortent des salons climatisés pour rejoindre la mer. Ce sont principalement des Bangladais, mais ils sont bien plus aisés que l’immense majorité de la population. Ils sont venus apprécier le coucher de soleil et la fraîcheur retrouvée du soir. Quelques-uns se baignent, tout habillés, mais la grande majorité des Bangladais ne savent pas nager.

A la croisée des Chittagong Hill Tracts et de la Birmanie, la population de Cox's Bazar est composée de différentes ethnies. Au Bangladesh, 90 % des gens sont musulmans - les autres étant hindous (9%), bouddhistes (0,7%), chrétiens ou animistes. Dans un pays pauvre, surpeuplé, en proie aux islamistes radicaux, la cohabitation interethnique est confuse. Stigmatisées, rudoyées, expropriées, les minorités sont souvent mises à mal.

Photo par l'Agence Zeppelin