Sensibilisées au problème de désertification croissante en Mongolie, et frappées par le peu d’initiatives de solidarité consacrées à cette région du globe, c’est vers ce vaste pays de steppes et de montagnes, aux confins de la Sibérie et de l’Extrême-Orient, que Claudine, Anaïs et Ancia, trois étudiantes en agronomie, ont choisi de guider leurs pas.
Parties de Genève en train, elles ont successivement vu défiler les gares de Bâle, Varsovie, Brest, Minsk, Moscou, Novosibirsk, Tomsk, Irkutsk, Naushki et enfin Oulan-Bator, capitale de la Mongolie. Un voyage de 10 jours, peuplé de rencontres et d’anecdotes, et qui n’était que l’aube de leur périple. 10 jours pour prendre le temps et la mesure de ce qui allait les attendre : une vie déconnectée du rythme et de la société occidentale. Trois mois à partager la vie d’une famille de maraîchers et à les aider quotidiennement aux champs et dans la yourte. Certes, il n’y avait pas le confort que nous connaissons, pas l’eau courante ni l’électricité, mais des hommes et des femmes chaleureux, accueillants, qui leur ont fait découvrir leur vie. Avec des gestes et baragouinements au début, elles ont peu à peu progressé et réussi à converser longuement avec leurs amis mongols, en apprendre sur leur quotidien et leur vision du monde, leur décrire leur vie en France, cuisiner, chanter, jouer, rire ensemble. Otgoo, Eegi, Saruul, Niamka, mais aussi tous les autres mongols qu’elles ont rencontrés au cours de leurs voyages dans le pays et qui leur ont ouvert leur yourte et si bien illustré la légendaire hospitalité mongole… Tous ces hommes, ces femmes, ces enfants, sans qui leur voyage n’aurait pas été le même : c’est à travers leurs portraits et le récit de leurs histoires qu’elles ont choisi aujourd’hui de nous parler de leur voyage.

|