Chroniques d’une année de vie errante autour du monde. Né à Roanne en 1982, Sullivan Benetier a 23 ans lorsqu’il quitte – sous le regard à la fois bienveillant et inquiet de ses proches – la ville qui l’a vu naître et grandir, pour effectuer seul le grand saut vers l’inconnu. Objectif : faire le tour du monde.
Désireux de fuir la complexité d’une vie qui n’a pas su le retenir, Sullivan part sur les routes du monde (Mali, Birmanie, Roumanie, Laos, etc…) avec une conception du voyage qui lui est propre : Ne plus avoir d’horaires pour manger, travailler ou dormir. Ne plus respecter un emploi du temps précis, mais vivre à la seconde. S’affranchir du temps qui passe, et partir aux quatre coins de la planète à la rencontre d’autres affranchis. Ne pas compter les heures à siroter le thé dans les tréfonds de Bamako. Prendre le temps de s’allonger, ne pas craindre de s’endormir sur un banc isolé en Birmanie ; être réveillé par le chuchotement d’un enfant amusé. Subir la solitude, l’apprivoiser, apprendre à se taire, à écouter le monde, accepter de ne pas tout comprendre, se mêler à la foule puis se retirer pour confronter son petit corps aux forces de la nature. Repartir humble. Fantasme inabordable ou réalité ? Vous parlez d’utopie, Sullivan vous rétorque le rêve et la vie. Vous lui demandez la raison de son départ ? Il n’en sais trop rien, ou en sais peut-être trop. Ce n’est en tout cas ni une quête d’idéal, ni même d’un quelconque paradis. Avancer, à la rencontre de l’Homme dans sa diversité, progresser, s’arrêter puis repartir. Là est le plus important pour lui.
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