Le terme Himba
Le terme Himba est un terme , c'est-à-dire un nom employé par une population pour désigner une autre population.
Ce sont les Ngambwe, peuple habitant l’Angola, qui leur donnèrent ce nom, au milieu du 19ème siècle, lorsque les Himba, dépossédés de leurs troupeaux durent se replier en Angola, pour survivre en devenant chasseurs-cueilleurs.
Ce terme, « Himba » signifie « les mendiants ».
Le préfixe Ova est l’équivalent de notre suffixe pluriel. Ainsi, « Ovahimba » signifie « les Himbas ».
Le préfixe Omu, quant à lui, est l’expression du singulier, « Omuhimba » signifiant « un Himba ».
Ils vivent…
Au Sud de l’Angola et au Nord-Ouest de la Namibie dans la région du Kaokoland.
15 000 à 20 000 personnes environ appartiennent à ce groupe.
Leurs activités principales…
« Un Himba n'est rien sans bétail, dit un proverbe himba.
Le bétail est en effet au centre de toute la vie des Himbas. Son enclos est situé au centre même du kraal (campement himba), les huttes sont disposées autour de manière circulaire et, du matin jusqu'au soir, vaches et bœufs errent librement entre les cases.
La production vivrière reste inexistante, car elle contraint les individus à une forme de sédentarisation. Les seuls espaces cultivés se trouvent autour du village du chef de circonscription qui forme avec sa famille un noyau sédentaire. Le travail des champs incombe aux femmes et la culture principale, voir unique est le maïs. Les céréales ou le tabac leurs sont donnés en échange de quelques vaches ou chèvres ».
Source : www.association-kovahimba.net
Parures et esthétique…
Les femmes s'enduisent quotidiennement le corps et les cheveux d'une onction rouge, mélange de pierre oxydées et de beurre. Elles se rasent également le haut du front pour dégager et anoblir leur visage. Leurs coiffures sont sculptées en forme de cornes recourbées et sont nouées sur le sommet de la tête par du cuir. Ces coiffes symbolisent des cornes de vache, animal culte pour les Himbas.
Les femmes portent également colliers, ceintures, bracelets en cuir ou en métal.
Revendications…
La société himba s'est fortement mobilisée à la fin des années 90 et au début des années 2000 contre le projet de construction d'un barrage à Epupa, sur le fleuve Kunene, frontière entre la Namibie et l'Angola. Ce barrage était censé permettre à la jeune Namibie nouvellement indépendante de s'affranchir de la domination économique sud-africaine et de devenir énergétiquement indépendante.
Le barrage d'Epupa aurait inondé entre 200 Km2 et 380 Km2 des meilleurs terres de pâturage des Himbas et détruit la végétation riveraine sur près de 60 km en aval, végétation qui compte plusieurs plantes indispensables à l'alimentation du bétail ainsi que des palmiers des fruits desquels les Himbas se nourrissent. Près de 160 tombes Himbas, parmi lesquelles celles de quelques ancêtres de la plus haute importance pour les Himbas se seraient également retrouvées sous les eaux.
Grâce à la mobilisation des Himbas et à la pression des ONG, ce projet a été abandonné.
Mais fin 2009 le président namibien a affirmé son intention de commencer les travaux d'un nouveau projet de barrage sur le site des montagnes Baynes, une trentaine de kilomètres en aval d'Epupa, « le plus tôt possible ». Cette option aurait moins de conséquences écologiques, puisqu'elle n'inonderait que 80 Km2, et épargnerait le site magnifique des chutes d'Epupa, mais comme l'ont compris les Himbas, un barrage c'est aussi des routes, plusieurs milliers de travailleurs extérieurs à la région pendant plusieurs années, et une densité de population que l'environnement fragile des Himbas n'est pas apte à supporter. Les Himbas ont repris leur combat.