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Articles dans la catégorie Claire et Reno Marca
Lundi 24 novembre 2008
A l’occasion de la sortie de leur livre » Algérie, Soyez les bienvenus ! « , Claire et Reno Marca vous donnent 3 rendez-vous pour un regard sur l’Algérie d’aujourd’hui…
- Dimanche 23/11, sur les ondes de France Inter à 16h00 dans « Au Détour du Monde », émission spéciale Algérie animée par Sandrine Mercier, avec, entre autres, Maurice Freund, fondateur de Point Afrique. Plus d’infos en cliquant ici.
- Samedi 29/11, rendez vous à Nantes à la librairie La Géothèque (quartier piéton du centre, Place du Pilori) à partir de 15h00 pour une séance de dédicaces. Plus d’infos en cliquant là .
- Et pour les bretons, du Morbihan plus exactement, rendez-vous ce vendredi 21/11, à 20h00 à la bibliothèque de Meucon (rue du Stade – 56 890, aux portes de Vannes) pour une rencontre avec Claire et Reno, autour de leurs voyages. Entrée libre.
http://www.reno-marca.com
contact@reno-marca.com
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Jeudi 16 octobre 2008
Avant de se retrouver la semaine prochaine à Albertville, sous le chapiteau, dès vendredi, nous vous présentons notre ouvrage sur l’Algérie qui paraîtra juste après le Grand Bivouac, le 06 novembre. Mais un exemplaire sera à la disposition des curieux qui voudront le feuilleter.
Ce récit illustré, fruit de quatre mois de voyage entre le littoral Méditerranéen et le Sahara, propose de regarder l’Algérie différemment, à l’écart de clichés encombrants.
Car l’Algérie, pourtant si proche et si belle, reste bien méconnue, victime d’une image ternie par ses plus sombres années.
À travers un périple de 4 mois et une multitude de rencontres, nous sommes allés à la découverte de l’Algérie d’aujourd’hui : une Algérie colorée, surprenante, fraternelle, chaleureuse, vibrante de générosité et riche d’une diversité culturelle infinie. Du charme désuet d’Alger la blanche et bleue aux verdoyantes montagnes de la Kabylie, des somptueuses immensités du Grand Erg occidental à la joyeuse animation des petites stations balnéaires d’Oranie, de la douceur mystérieuse du massif des Aurès à l’éclatante magie du célèbre Hoggar, l’Algérie est un enchantement permanent, et les Algériens accueillent partout le visiteur d’un indéfectible « Soyez les bienvenus ! ».
Enrichi par la participation exceptionnelle de Maïssa Bey et illustré par plus de 600 dessins et photographies, ce récit de voyage est un passionnant reportage au coeur de l’un des plus beaux, des plus attachants pays du monde.
Mots-clefs : Afrique, Claire et Reno Marca, dessin, littérature de voyage Publié dans Claire et Reno Marca, Les Invités |
Mercredi 15 octobre 2008
« Ici on a la misère mais on a le soleil toute l’année ! » Voilà comment les algériens font de l’humour avec le marasme économique qui les entoure. Certains, plein d’ironie rajoutent même « On a le couscous aussi ! »
Madagascar pourrait en dire autant et remplacer le couscous par le riz. Mais pas sûr qu’un malgache survive avec de la semoule…
Alors que le soleil brille sur les lagons de l’Océan Indien et sur les dunes sahariennes, on tente tant bien que mal de vivre au quotidien. Les uns avec les Ariary, les autres avec des Dinards. Au nord comme au sud, quand on a 100 euros /mois on est déjà moins mal lotis que d’autres.
Pays riche peuple pauvre. Voilà encore un point commun aux deux pays qui nous intéressent ici. Ceci pourrait hélas s’appliquer aux 3/ 4 des pays du globe. Un sous-sol immensément riche (des pierres et une terre fertile d’un côté, des hydrocarbures de l’autre) des dollars qui pleuvent mais retombent dans les mauvaises poches.
Là dessus, les algériens sont mieux lotis que les malgaches. L’argent du pétrole finance la construction d’universités et de routes flambant neuves. Mais ils vous diront qu’hélas, « le goudron n’a jamais nourrit personne ». L’ironie n’est pas la moindre de leur qualité ! Les hydrocarbures représentant 90% des rentrées financières du pays, mieux vaudrait que l’or noir ne se tarisse pas trop vite au sud d’Alger!
Quant à Madagascar, l’un des premier consommateur de riz au monde est obligé d’exporter sa production de qualité pour en importer du moins bon et nourrir ses habitants, eux même cultivateur de riz. Cherchez l’erreur…
Avantage tourisme à l’Ile rouge, mais gageons que l’Algérie n’en restera pas là avec l’ouverture prochaine de nouvelles lignes charter sur le pays ce qui permettra à tous ceux qui oseront le voyage de revenir comblés (et vivant, le croiront-ils ?), pouvant ainsi témoigner de la richesse d’un pays qui reste à redécouvrir. Si seulement…
Visitez notre site : www.reno-marca.com
 femme de pêcheur, tuléar, Madagascar
 Marché Ambalavao, Madagascar
 Femme Kel Ajjer, Algérie
 Square Port Saïd, Alger
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Vendredi 26 septembre 2008
J’ai manqué le rendez-vous de la semaine dernière… Ben oui, on achève notre livre. Et c’est jamais fini ces choses-là , croyez nous, qui plus est quand on traite d’un sujet comme l’Algérie qui mérite une attention exclusive.
Mais voilà la suite de nos aventures entre Océan Indien et Méditerranée. De quoi parlons-nous aujourd’hui ? Eh bien, de traditions perpétuées ou plutôt d’histoires extraordinaires qui traversent le temps grâce à la passion de quelques hommes ou par nécessité économique.
C’est le cas des goélettes de Madagascar. Il suffit de les regarder naviguer, toutes voiles dehors sur les eaux turquoises du Canal du Mozambique pour se sentir transporté dans le temps. Fabriqués au coeur de la région du Menabe, près de Morondave, ces extraordinaires bateaux de charge en bois sont encore façonnés sur les plages des villages selon un mode de charpenterie bretonne importée il y a bien longtemps.
Fin du XIXe siècle. Le roi Radama fait venir sur l’île un charpentier de marine bretonne pour former les pêcheurs malgaches à cet art et ainsi contrer l’essor du commerce maritime des arabes sur le canal. En quelques générations, ces bateaux vont totalement rentrer dans les mÅ“urs locales. Non seulement les malgaches vont en faire un mode de déplacement essentiel sur la côte ouest de l’île, là ou les villages sont les plus enclavés, mais ils vont également tisser autour de ces bateaux des rites traditionnels. Une acculturation exceptionnelle qui perdure aujourd’hui encore par nécessité. Car faute d’un développement du réseau routier qui atteigne les villages compris entre Tuléar (au sud) et Mahajanga (au nord), ces bateaux pour acheminer les biens (sel, épices, riz…) de l’un à l’autre, les goélettes demeurent plus que jamais vitales. Mais leur avenir est menacé par un souci de taille : la déforestation qui ronge Madagascar. En effet, pour fabriquer les goélettes il faut de vieux, de grands et de nombreux arbres de plus en plus difficiles à trouver.
Embarquer sur l’une d’entre elles, en période de cyclones, avec un équipage dont la moyenne d’age n’excède pas 20 ans, sans moyen de navigation moderne et sur une mer déchaînée nous a laissé le plus impérissable des souvenirs que nous rêvons de pouvoir renouveler un jour !
Les traditions perpétuées en Algérie sont moins mouvementées mais tout aussi poétiques.
Si je vous dis Constantine, à quoi pensez-vous ? Au choix à un canyon ou à Enrico Macias ce qui est, qu’il me pardonne, un peu réducteur !
Constantine c’est la ville de l’Empereur Constantin (en voilà une révélation !), de Malek Haddad, Kateb Yacine, Paul Amar, Benjamin Stora et bien d’autres encore…
Mais c’est aussi la ville du malouf, un style musical d’influence arabo-andalouse qui se distingue par trois courant en Algérie : à Tlemcen l’influence de Grenade a donné le gharnati (de Grenade) ; à Alger – Blida plus exactement –, celle de Cordoue a donné le cen’â ; à Constantine, l’influence de Séville a donné naissance au célèbre malouf.
Fut une époque où les hommes se retrouvaient dans les cafés autour de cette musique pour partager un moment en chantant ou jouant. Mais avec le temps, la tradition tout comme ces cafés emblématiques en ville, a disparu. Un homme déterminé, Mohamed Azizi, a pourtant décidé de la faire renaître. Il a ainsi ouvert, il y a quelques années, un café au quartier ouest Boussouf, le café El-Haouzi. Ainsi, chaque soir, comme auparavant, violon, flûte, derbouka, luth, tar (petit tambourin) ou naghrate (deux percussions recouvertes d’une peau) sont à la disposition de tous ceux qui voudront passer derrière le micro qui pour chanter, qui pour déclamer un poème ou jouer un air. Peu à peu, la vie nocturne reprend donc ses droits en Algérie après qu’elle fut longtemps éteinte pendant les récentes années les plus noires quand personne ne songeait à sortir le soir. Mais aujourd’hui, la tradition des cafés musicaux revenue, c’est aussi l’occasion de moments de convivialité et d’amitié partagée. Et le bonheur que cela procure aux habitués se lit sur tous les visages.
Rendez-vous la semaine prochaine…
 le café El-Haouzi
 Deux chanteurs
 Goélette dans l'orage
 Dans le port de Mahajanga
 Les instruments du maalouf
 Goélette en chantier
Mots-clefs : Afrique, Claire et Reno Marca, dessin, mer Publié dans Claire et Reno Marca, Les Invités |
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