Editorial des films documentaires


Festival Le Grand Bivouac - Driving with Selvi

 

Donner à voir. Partout, au plus large et au plus loin possible, sans détour ni paravent. La priorité donnée aux films-documentaires d’auteur respecte, à l’égard du (de la) réalisateur(trice), la diversité des sujets, des territoires, des approches et de l’écriture. Elle privilégie les démarches fortes et les personnalités affirmées. Toutefois, dans une volonté assumée, le festival écarte les commentaires omniprésents, les explications trop précisément formatées et formulées, pour laisser le spectateur le plus libre possible dans son rapport au film, à ses personnages, ses situations et dans sa traduction personnelle du sujet abordé. 

Donner à comprendre. Par son rapport le plus direct et le plus étroit possible avec la proposition qui lui est présentée, le spectateur est invité à « passer un moment » aux côtés des personnages, à les observer, les écouter, voire à en être questionné. Ce jeu intime et délicat doit lui permettre, y compris au risque d’erreurs d’interprétations, de s’approprier pleinement le sujet et d’en tirer ses propres interrogations. Il n’est pas guidé mais interpellé. En ce sens, la priorité est donnée aux films-documentaires ouvrant sur un (des) questionnement(s) en bousculant les évidences.

Donner l’envie d’aller plus loin. Suivie d’un échange avec le (la) réalisateur (trice) et/ ou les personnages présents dans le film-documentaire, la projection-rencontre permet de prolonger et d’enrichir ce(s) questionnement(s). De même, des renvois sont systématiquement effectués, s’il y a lieu de le faire, aux ouvrages présentés dans le Salon du Livre, expositions ou autres rendez-vous du festival. Les réalisateurs(trices) sont par ailleurs invités à nourrir par leurs présence et leur intervention ces prolongements de la projection-rencontre. 

Festival Le Grand Bivouac - Portraits d'arctique Festival Le Grand Bivouac - De l'or dans la poussière

Chaque année, ce sont entre 300 et 500 films-documentaires de production récente (N, N-1, N-2) nationale et internationale qui sont reçus et recherchés. Une sélection de 50 à 60 œuvres est présenté par le (la) chargé(e) de programmation au comité adhoc qui en retient une trentaine. Outre les axes principaux décrits plus haut, les choix définitifs s’alimentent également de la proximité du film-documentaire avec l’actualité du monde et les questionnements en cours dans la diversité de nos sociétés.